Diplomates, scientifiques et défenseurs des océans s’y étaient réunis pour découvrir les premiers enseignements de l’Évaluation mondiale de l’océan, un rapport colossal que plusieurs intervenants n’ont pas hésité à qualifier du « livre potentiellement le plus important jamais écrit sur l’océan ».
Ce document de 1 600 pages, qui sera publié le 8 juin à l’occasion de la Journée mondiale de l’océan, est le fruit de plus de cinq années de travail mené par 550 experts originaires de 86 pays. Son ambition, dresser le tableau le plus complet possible de l’état de l’océan mondial, des menaces qui pèsent sur lui et des réponses nécessaires pour enrayer sa dégradation.
Pour Steven Hill, Sous-Secrétaire général des Nations Unies aux affaires juridiques, le rapport délivre un constat sans ambiguïté : « la science est indispensable ».
Selon lui, cette somme de connaissances fournit les outils nécessaires pour comprendre « les profondes transformations en cours, qu’il s’agisse des changements provoqués par le climat ou de l’érosion de la biodiversité, et pour élaborer des réponses efficaces à l’échelle locale comme à l’échelle mondiale ».
De gauche à droite : Bahia Tahzib-Lie, représentante permanente adjointe des Pays-Bas auprès des Nations Unies, Richard Vevers, fondateur de The Ocean Agency, Sylvia Earle, océanographe, et Fabien Cousteau, défenseur des océans, à l’Explorers Club de New York, le mardi 2 juin 2026.
L’immensité de l’inconnu
L’évaluation rappelle toutefois à quel point la connaissance des océans demeure incomplète. De vastes régions marines, notamment les grands fonds, restent encore largement inexplorées.
La célèbre océanographe Sylvia Earle, qui participait à l’évènement, a insisté sur cette réalité.
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Auteur: Nations Unies FR

