L'œuvre désœuvrante

« Une pensée en rapport aux questions de la politique et de l’art, de la politique dans l’art, de l’art dans le politique. Alors que la valeur est partout, et que l’on tait trop souvent le commerce de la parole critique. Même lorsque l’on souhaite s’en échapper.

L’œuvre désœuvrante s’envisage comme une inversion de l’esthétique et de la politique, une tentative de rapporter l’œuvre à une pureté de son questionnement métaphysique, sans aucune restriction à son partage, et, à partir de ce retour, de ce retour négatif, d’établir une critique de la valeur, une politique de l’échappée. Il s’agit de faire de la destitution, telle une autocritique du geste créateur, une approche formelle de l’œuvre cherchant à libérer ce que sa substance peut, et peut provoquer de mutation dans ce qui est. La politique suinte de l’esthétique, et n’y gouverne plus. »

Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx.  — L’art apparaît à lui-même, dans le bref instant de sa survenance, comme la tension entre le geste et sa destinée métaphysique, pour finir englouti dans la société qui l’encadre strictement, le dévore et ne supporte pas la contingence avec laquelle toute création va à l’interrogation critique de ce qui l’encadre. Un théâtre d’ombres se met en place, son institution en appelle secrètement à sa destitution, la représentation y devient la conscience possible de ses seuils. Tout dans l’art y remue, et, par ce remuement, tout y resplendit d’une dialectique de la survenance et de la dévoration. L’art s’institue malgré — ou vraisemblablement à cause de — sa force destituante intrinsèque, puisque l’art, dans la matérialité de sa survenance, demeure socialement une fonction sans fonction qui transparaît comme un miroitement interrogateur de la fonction : si fonction il doit y avoir — fonction seconde à une fonction sans fonction —, c’est celle de…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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