Une répression calquée sur le «code Rocco» de 1930 en Italie
Le macronisme, mouvement minoritaire depuis toujours, arrivé au pouvoir par chance, en réalisant deux hold-ups électoraux basés sur le chantage du «barrage à l’extrême droite», est-il en train d’appliquer, littéralement, une politique fasciste ? Cela aurait pu être considéré comme fantasque par certaines bonnes âmes il y a quelques années, mais les faits sont là, sous nos yeux. Avec la répression des dernières semaines, le gouvernement nous amène au seuil de la dictature. Avec sa loi dite «casseur-payeur», il compte même faire voter, en procédure accélérée et en surfant sur le récit médiatique, des mesures copiées sur des lois de Mussolini.
1 – La fin du droit de manifester
La loi «casseur-payeur» actuellement examinée au Sénat ne vise en réalité pas les «casseurs», mais veut abolir un droit fondamental : celui de manifester. Concrètement, toute personne se trouvant dans un périmètre ou dans un «groupement» au sein duquel une «dégradation» est commise pourrait être puni. Le texte s’attaque ainsi à des fondements de l’État de droit, ou plutôt de ce qu’il en reste : l’individualisation des peines et le principe de matérialité de l’infraction.
En principe, on ne peut pas être condamné pour un fait que l’on n’a pas commis. Sauf dans une dictature. Et c’est précisément l’objet de cette loi. Concrètement, si une poubelle est brûlée à l’autre bout d’un cortège et qu’un·e manifestant·e a le malheur de ne pas entendre un ordre de dispersion, il ou elle pourra être condamné·e à une lourde à peine sans même en avoir eu conscience et en raison de sa seule présence. Et cela est valable pour n’importe qui. Dans les faits, c’est le moyen de harceler n’importe quel·le opposant·e et d’organiser un racket financier : vous êtes identifié·e par des caméras dans une manifestation…
Auteur: B
