Deux ans et demi après son adoption, les députés ont approuvé mercredi 22 avril en commission une révision de la loi de programmation militaire 2024-2030, avec 36 milliards d’euros supplémentaires dans un contexte marqué par la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient. Adopté par la commission de la défense, le texte est attendu dans l’hémicycle à partir du 4 mai.
Les socialistes ont voté pour, selon la députée Anna Pic. « On savait très bien dès 2023 qu’il faudrait cette actualisation », a-t-elle souligné, déplorant l’absence d’un veritable « livre blanc » définissant une stratégie globale de défense pour la France. LFI a voté contre, Bastien Lachaud a dénoncé un « texte d’affichage » et un effort budgétaire qui « ne met pas à contribution les plus riches » et se fera ressentir sur la « qualité des services publics ».
Le Rassemblement national s’est abstenu. « Il y a eu des avancées mais il reste quelques zones d’ombres, notamment sur le service national et les Outre-mer totalement oubliés », a dit à l’AFP Laurent Jacobelli. La dernière loi prévoyait 413 milliards d’euros sur six ans, jusqu’en 2030. Le nouveau projet de loi a pour objectif principal d’accentuer cette hausse.
S’il ne modifie pas le format des armées, le texte met l’accent sur des postes d’investissement jugés nécessaires, à commencer par les munitions. Outre le volet investissement, il apporte plusieurs nouveautés. La commission a ainsi approuvé le principe d’un « état d’alerte de sécurité nationale », le gouvernement invoquant le besoin de déroger à certaines normes en cas de « menace grave » sur le territoire ou à l’échelon régional.
Service national volontaire
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Auteur: La Croix (avec AFP)

