Flupyradifurone: l’autre substance que Laurent Duplomb souhaite autoriser en France, malgré une accumulation de preuves de son extrême nocivité pour les pollinisateurs
Après des mois de discussions et controverses autour des propositions de lois Duplomb, l’acétamipride, cette substance apparentée aux néonicotinoïdes est maintenant connue de tous. On ne peut pas en dire de même pour le flupyradifurone, cet autre insecticide que Laurent Duplomb souhaite autoriser. Jusqu’à présent, très peu a été dit sur cette molécule pourtant extrêmement préoccupante. Générations Futures souhaite donc apporter les éclairages nécessaires sur cette molécule pour que les débats autour de la seconde proposition de loi Duplomb prennent en compte toutes les conséquences néfastes des dispositions prévues par la PPL.
Cette nouvelle PPL prévoit d’autoriser le flupyradifurone en enrobage de semences pour la betterave sucrière (article 1) et en pulvérisation sur des cultures de betteraves sucrières (article 2) ainsi que sur pommes, noisettes et cerises (article 3).
Comme pour l’acétamipride, le premier argument avancé pour défendre son autorisation en France est le fait que le flupyradifurone reste approuvé en Europe. C’est pourquoi Générations Futures a analysé en détails l’évaluation du flupyradifurone réalisée au niveau européen afin de comprendre sur quelles données repose son autorisation dans l’Union. Notre constat est sans appel: alors que les preuves de la toxicité du flupyradifurone sur les pollinisateurs s’accumulent dans la littérature académique, l’évaluation de l’EFSA servant de base à son autorisation en Europe est incomplète, conduite selon une méthodologie obsolète et ignore la très grande majorité des connaissances académiques actuellement disponibles.
Nous soulevons 3 points d’alerte:
- Le flupyradifurone est une substance très persistante dans l’environnement qui risque,…
Auteur: nadine

