« Lorsque j’ai découvert le texte, j’ai été sidéré. Sidéré que l’on en soit là et qu’une loi comme celle-ci puisse être votée », raconte l’ancien sénateur du Morbihan, Joël Labbé.
Fortement critiquée par les différents groupes de gauche, la proposition de loi qui vise à « lever les contraintes » des agriculteurs, dite loi « Duplomb », a été adoptée par le Sénat après un accord trouvé en CMP. Le texte doit encore subir un ultime vote mardi 8 juillet à l’Assemblée nationale. « J’ose espérer qu’une partie des députés réfléchira bien avant de voter ce texte tant les enjeux sont forts et tant la population est opposée », lance inquiet Joël Labbé. « Cette loi va dans le sens des demandes de la FNSEA (principal syndicat agricole français), c’est la consécration de l’agro-industrie. Elle nie les faits scientifiques qui montrent que l’acétamipride est un danger pour la biodiversité et pour la santé humaine. Il faut absolument combattre cette loi ».
Pour les défenseurs du texte, l’interdiction de l’acétamipride fait office de « concurrence déloyale » dans une Union européenne qui l’autorise encore jusqu’en 2033. De son côté, Joël Labbé pointe une « fuite en avant ». « Il faut au contraire que la France pousse l’Europe à s’aligner sur sa position vertueuse », explique l’ancien sénateur. « Ils disent qu’il n’y a pas d’alternative à ce pesticide ce qui est…
Auteur: Marius Texier

