D’une colère l’autre. Fin 2023, les agriculteurs déclenchaient un mouvement social d’envergure, dont les images, impressionnantes, avaient marqué les esprits. Du fumier devant les préfectures. Des autoroutes bloquées pendant plusieurs jours.
Ce mardi, de nombreux agriculteurs et paysans seront aussi présents, à Paris, pour lutter contre une proposition de loi (PPL) qui, sur le papier, est censée répondre à la colère précitée. Celle-ci, portée par le sénateur de droite Laurent Duplomb vise, selon les termes choisis par le parlementaire, à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ».
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Sauf que, dans les faits, ce texte ne contient aucune avancée sociale – notamment concernant le revenu, revendication majeure du monde agricole – mais beaucoup de reculs écologiques et sanitaires. Il correspond à une vision intensive et productiviste de l’agriculture, portée notamment par la FNSEA. Déposée dans l’anonymat, courant novembre, cette proposition de loi a bénéficié d’un lobbying intense du syndicat agricole majoritaire pour arriver, ce mardi, devant les parlementaires.
Levée de boucliers
Pis, l’Assemblée nationale n’a, jusqu’ici, même pas pu débattre du fond, du fait d’une manœuvre bureaucratique visant à rejeter directement le texte pour le faire adopter dans le secret d’une commission mixte paritaire (CMP) très favorable à la droite. Mais cette tentative de contourner le débat parlementaire n’empêche pas, ces derniers jours, une opposition intense et plurielle contre le texte.
La loi Duplomb, un recul inacceptable de la protection sanitaire de nos concitoyennes et concitoyens.
En tête, les scientifiques. Ces…
Auteur: Pierre Jequier-Zalc

