« Honte à vous ! » « Je suis profondément en colère », « Je ne comprends pas », « Quelle déception… » Depuis l’adoption de la loi Duplomb le 8 juillet à l’Assemblée nationale, nombreux sont les citoyens et citoyennes mécontents à avoir interpellé leurs députés pour leur demander des comptes, avec cette question brûlante : pourquoi avoir voté cette loi qui facilite l’usage de pesticides cancérigènes et néfastes pour l’environnement, tels que l’acétamipiride ? Absence de réponse, gêne, fébrilité, voire menaces… les réactions des députés interpellés traduisent un certain malaise.
C’est ce qu’a constaté Éléonore, 37 ans, pour qui ce vote est « déshonorant ». Grâce à la plateforme Parlementerre, lancée par l’association Agir pour l’environnement, elle raconte avoir interpellé une quinzaine de députés macronistes ayant voté pour, dont deux seulement ont répondu. L’une, Maud Bregeon, élue des Hauts-de-Seine, a expliqué qu’il s’agissait d’une erreur de comptabilisation de son vote par l’Assemblée, alors qu’elle se dit « totalement opposée » à cette loi.
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L’autre, le député du Nord Vincent Ledoux, « paraissait un peu gêné », selon la jeune femme. Dans une réponse courte et rapide, il a tenté de se justifier : « Le cancer touche toutes nos vies et je n’aborde jamais ces sujets à la légère. Mon vote n’était en aucun cas un blanc-seing à l’agrochimie, mais le résultat d’un travail attentif visant à encadrer, limiter et mieux contrôler certains usages, tout en accompagnant une transition agricole nécessaire. »
Des plateformes en ligne pour interpeller les députés
Comme Éléonore, de nombreuses personnes ont interpellé leurs députés via des plateformes Parlementerre ou Shaketonpolitique, lancée par l’association Générations futures, qui permet…
Auteur: Scandola Graziani

