Après la colère, l’espoir. La pétition contre la loi Duplomb mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale a récolté plus de 1,6 million de signatures en quelques jours. Le 10 juillet, deux jours après l’adoption de la proposition de loi, une étudiante publie cette pétition intitulée « Non à la loi Duplomb – Pour la santé, la sécurité, l’intelligence collective » afin de demander son abrogation immédiate mais aussi « la révision démocratique des conditions dans lesquelles elle a été adoptée », et « la consultation citoyenne des acteurs de la santé, de l’agriculture, de l’écologie et du droit. » « Aujourd’hui je suis seule à écrire, mais non seule à le penser », conclut-elle.
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Une semaine plus tard, le seuil des 100 000 signatures était dépassé. Partagée sur plusieurs réseaux sociaux (LinkedIn, Facebook, Instagram) par des associations, des influenceurs et influenceuses spécialisé·es dans l’écologie et des célébrités, puis dans des boucles Whatsapp de famille ou de collègues, elle a atteint le million de signatures dimanche 20 juillet. « Cette pétition historique est le symptôme d’un raz-de-marée de la population devant les reculs répétés du gouvernement en matière d’environnement », déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures.
Catalyseur des craintes et des colères
La loi dite Duplomb prévoit notamment l’assouplissement des critères d’évaluation environnementale des fermes usines et des ouvrages de type mégabassines, ainsi que la réintroduction de l’acétamipride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes, interdit en France depuis 2018 en raison de ses conséquences sur…
Auteur: Vanina Delmas

