Loi d’urgence agricole : le retour du pire, sous couvert d’urgence

Depuis le début de son examen, la loi d’urgence agricole est présentée par le gouvernement comme un texte de simplification et de souveraineté. Mais à mesure que les débats avancent, une autre réalité apparaît : celle d’une loi qui répond surtout aux demandes des modèles agricoles les plus intensifs.

Ce texte facilite le stockage de l’eau, affaiblit les protections environnementales, ouvre encore plus grand la porte à l’industrialisation de l’élevage et permet le retour possible de pesticides interdits en France, comme l’acétamipride et le flupyradifurone.

À ce stade, il ne s’agit plus simplement d’un texte agricole. Il s’agit d’un choix de société : celui de continuer dans une fuite en avant productiviste, plutôt que de protéger enfin la santé, l’eau, les paysan·nes, les territoires et le vivant.

L’Assemblée nationale revotera sur l’ensemble du texte. Nous pouvons encore pousser les député·es à rejeter l’ensemble du texte et cette ré-autorisation.

 

L’eau : stocker plus, partager moins

Premier enjeu : l’eau. Alors que les sécheresses s’intensifient et que les conflits d’usage se multiplient, la loi d’urgence agricole pousse vers toujours plus de stockage et d’irrigation. Mais stocker davantage ne répond pas à la question centrale : qui a accès à l’eau, pour quels usages, et au service de quel modèle agricole ?

Depuis plusieurs mois, Greenpeace alerte sur les risques d’accaparement de la ressource en eau par les modèles les plus intensifs. La logique défendue par ce texte est claire : au lieu d’organiser la sobriété et le partage démocratique de l’eau, on intensifie l’irrigation et on remet en cause les instances démocratiques existantes.

Or, face au dérèglement climatique, cette réponse est profondément inquiétante. Stocker pour irriguer davantage sans remettre en cause les usages les plus consommateurs revient à accentuer l’épuisement de…

La suite est à lire sur: www.greenpeace.fr
Auteur: Greenpeace France

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