En réalité cette loi immigration abjecte totalement en phase avec l’extrême droite ne représente pas une rupture dans les politiques gouvernementales, mais juste la poursuite de la même politique bourgeoise et ultra-capitaliste soutenue aussi par les médias des milliardaires.
Avant il y avait Sarkozy, puis Valls et Hollande… Le despote Macron ne fait que continuer à creuser l’ornière brune ouverte profondément déjà par ses prédécesseurs.
Est-ce qu’on va agir franchement pour sortir de cette ornière fatale et changer de direction, ou est-ce qu’on laisse les choses s’enliser jusqu’à l’embourbement complet et la noyade dans les sables mouvants ?
La loi immigration, ni tournant, ni trahison : une continuité politique
Le texte de loi sur l’immigration qui vient d’être voté par le Sénat et l’Assemblée nationale a entraîné un torrent de commentaires indignés dans les médias. « Une rupture politique et morale », titre par exemple Le Monde dans son édito en s’interrogeant : après une telle loi, Emmanuel Macron, « peut-il encore jouer ce rôle de rassembleur et de combattant contre l’usage politique de la xénophobie dont le pays a tant besoin ? ». Le storytelling est bien en place : cette loi serait une grande surprise, un tournant horrible qui éloignerait le macronisme de ses ambitions initiales de rempart face au Rassemblement National. Il n’en est en réalité rien. Cette loi est cohérente avec celles qui ont précédé, les macronistes ne font que poursuivre une politique déjà largement initiée par leurs prédécesseurs et s’ils ont abouti à cette loi, ce n’est en aucun cas une compromission politique avec les idées du RN, mais parce qu’une très grande partie d’entre eux, et en particulier ceux qui décident à la tête de l’État, partagent la même vision du monde que le Rassemblement National.
La fiction d’une divergence de vues entre le macronisme et le lepénisme a eu…
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