De la guerre en Israël-Palestine au meurtre d’un professeur à Arras, Gérald Darmanin a profité des drames de ces dernières semaines pour préparer le terrain à sa loi Immigration. Pour ce faire, il a multiplié les déclarations les plus droitières, mêlant suspicion permanente et islamophobie.
Accord avec la droite ou 49-3 ? Les tractations politiques autour de l’article 3 du projet de loi immigration, qui concerne la régularisations de travailleurs sans-papiers dans les métiers en tension concentrent l’attention des commentateurs politiques. Car c’est autour de cet article que se jouera le vote final de la loi à l’Assemblée nationale : Les Républicains et le Rassemblement National n’en veulent pas, mais la majorité a besoin de leurs voix pour éviter un nouveau 49-3. Jugé cosmétique, insuffisant, voire véhiculant une vision utilitariste de l’immigration par une partie de la gauche et les collectifs de lutte, le volet régularisation semble pourtant ne plus intéresser que « l’aile gauche » de la majorité.
Car derrière les discussions sur l’article 3, se joue en réalité l’adoption d’une des lois les plus fermes sur l’immigration depuis 30 ans. « Ce qui nous inquiète, c’est que les discussions sur l’article 3 invisibilisent totalement le reste de la loi. Qu’il passe ou pas, cet article ne changera pas grand-chose et le patronat continuera à surexploiter des sans-papiers à régulariser ceux qui les intéressent », pointe Cybèle David, secrétaire nationale de Solidaires, et membre du collectif Uni·e·s contre l’immigration jetable (UCIJ).
La récupération politique du meurtre d’un professeur à Arras
Trois jours après le meurtre de Dominique Bernard à Arras, le ministre de l’Intérieur s’est lancé dans un exercice de récupération politique au service de sa loi. « Le texte d’immigration tel que nous l’avons proposé et adopté par la commission des lois du Sénat nous…
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Auteur: Simon Mauvieux

