Loi immigration : le gouvernement « court derrière le RN » sur les allocations


En 2022, Emmanuel Macron défendait une loi immigration mêlant « fermeté » et « humanité ». Un an plus tard, ce 18 décembre, Journée internationale des migrants, l’humanité semble oubliée par le président. Pour sauver sa peau, le gouvernement Borne semble prêt à faire sauter des digues, y compris celle de l’universalité des allocations familiales, afin de parvenir à un accord à la commission paritaire mixte qui doit se réunir à 17 heures. Les sénateurs LR souhaitent imposer aux étrangers de devoir justifier de cinq ans de résidence pour pouvoir en bénéficier, contre six mois actuellement. Une sérieuse entaille à cette protection sociale mise en place en 1946, au lendemain de la Seconde guerre mondiale.


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« Je ne dis pas non », a déclaré Aurore Bergé dans l’émission Dimanche en politique sur France 3. « Nous avons besoin de faire évoluer le texte si nous voulons un accord », a-t-elle justifié. La mesure suscite un certain malaise dans la majorité. « C’est une concession qui me coûte », assure la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet sur BFMTV, rejointe par Gérald Darmanin le lendemain. Le RN, lui, jubile. Le concept de « préférence nationale », théorisé par Jean-Marie Le Pen avant d’être repeint en « priorité nationale » par sa fille Marine pour le rendre plus acceptable, est repris par le gouvernement. « Yaël Braun-Pivet sur BFM très gênée de reconnaître que l’arrangement en cours sur la loi immigration rejoint le programme de Marine Le Pen sur la préférence nationale. Ces gens n’ont pas d’idées, pas de…

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Auteur: Nils Wilcke

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