Un texte de compromis après une course contre la montre : les députés ont adopté lundi 1er juin à l’unanimité la proposition de loi visant à mieux protéger les enfants contre les violences à l’école et dans le périscolaire, rédigée dans le sillage de la commission d’enquête sur le scandale de Bétharram. Peu avant minuit, heure prévue de la fin des débats, les députés ont adopté en première lecture ce texte par 187 voix, contre 0.
Le texte prévoit notamment de renforcer le contrôle des intervenants susceptibles d’être au contact des enfants dans les écoles et le milieu périscolaire, et une plus importante régulation des établissements privés. Il ne lève finalement pas le secret de la confession pour les ministres du culte.
Comme elle l’avait fait au début de l’examen, la rapporteure Renaissance du texte Violette Spillebout s’est adressée, à l’issue du vote, aux victimes venues assister aux débats depuis les tribunes. « On est avec vous », leur a-t-elle lancé, faisant un signe du cœur avec ses deux mains, avant de les rejoindre en dehors de l’hémicycle avec le coauteur de sa proposition de loi Paul Vannier.
Le député LFI a dit son « émotion » après un an de travail, et plusieurs de leurs propositions adoptées, et appelé le gouvernement à inscrire ce texte à l’ordre du jour du Sénat, pour qu’il puisse entrer en vigueur dès la rentrée prochaine.
En 2025, c’est ensemble que l’élue du Nord et le député LFI avaient mené la commission d’enquête sur les violences dans le milieu scolaire, qui avait notamment entendu François Bayrou, alors premier ministre, sur sa connaissance supposée des sévices infligés aux élèves de l’établissement Notre-Dame-de-Bétharram, près de Pau. De ces mois de travaux et d’auditions, est née cette proposition de loi, rédigée à quatre mains, et cosignée par plus de 150 députés de différents groupes…
Auteur: La Croix (avec AFP)

