Loi RIPOST ou rempart au vivre-ensemble ?

À mesure que les équilibres politiques se déplacent et que les discours sécuritaires gagnent du terrain, une question demeure : qu’adviendra-t-il des contre-cultures ?

Les contre-cultures ne sont pas de simples loisirs ou des esthétiques marginales. Elles sont des espaces de création, d’expérimentation et parfois de contestation. Elles permettent à des individus de se rencontrer, d’inventer d’autres manières de vivre, de penser et de faire société.

Historiquement, les mouvements autoritaires se sont toujours méfiés de ces espaces de liberté. Non parce qu’ils représentent une menace électorale, mais parce qu’ils échappent aux normes, aux récits dominants et aux cadres imposés. Les artistes indépendants, les lieux alternatifs, les cultures urbaines, les mouvements associatifs, les pratiques festives ou encore les médias libres constituent autant de foyers d’autonomie qui résistent à l’uniformisation.

Lorsque la peur devient un moteur politique, les contre-cultures sont souvent parmi les premières à être fragilisées. Les restrictions administratives se multiplient, les financements se raréfient, les espaces d’expression sont davantage contrôlés et les formes d’organisation collective sont regardées avec suspicion.

Pourtant, une société sans contre-culture est une société qui s’appauvrit. Elle perd de sa capacité à se remettre en question, à imaginer d’autres horizons, à accueillir les singularités et les dissidences. Elle devient plus prévisible, mais aussi plus fragile.


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La question n’est donc pas seulement de savoir quel gouvernement dirigera demain le pays. Elle est aussi de savoir quelle place nous voulons accorder à celles et ceux qui…

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Auteur: Kevin Ringeval

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