« Le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale », Résolution 3379 de l’Assemblée générale des Nations unies, 1975
La loi Yadan porte le nom de la députée macroniste élue par les Français établis hors de France, notamment en Israël. Il s’agit d’une lobbyiste du gouvernement de Netanyahou en France, secrétaire du groupe parlementaire d’amitié France-Israël. Elle est en train d’essuyer un sérieux revers, puisqu’une vague populaire immense se lève contre son projet répressif.
Son texte de loi constitue l’aboutissement d’une logique qui censure toute critique de la politique criminelle d’Israël en l’assimilant à de l’antisémitisme. Soutenue par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, mais aussi par Aurore Bergé, Jérôme Guedj ou François Hollande, déjà adoptée au Sénat, la proposition de loi doit être examinée à l’Assemblée Nationale les 16 et 17 avril. Le 2 avril dernier, le gouvernement avait tenté de précipiter son examen pour assurer son passage en force en modifiant, la veille pour le lendemain, l’ordre du jour de l’Assemblée Nationale. Du jamais vu sous cette législature. Une première bataille, menée par des parlementaires insoumis, avait permis de réduire à néant la manœuvre, et de gagner un peu de temps.
Sous couvert de lutter contre l’antisémitisme et «ses nouvelles formes», la proposition de loi vise en fait à rendre impossible toute critique sérieuse de la nature même de l’État d’Israël et du sionisme, mais aussi de tout soutien à la cause palestinienne. Il s’agit d’une loi de répression et de censure. Dans le détail de ses dispositions, la loi élargit le délit d’apologie de terrorisme déjà sur-utilisé depuis le 7 octobre pour faire taire les voix pro-palestiniennes. Elle invente un nouveau délit, «l’appel à la destruction d’un État reconnu par la France» : en ligne de mire le slogan «From the…
Auteur: B

