La réunion ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce s’est soldée vendredi par un constat d’échec sur les dossiers majeurs de la pêche et de l’agriculture et un sauvetage en demi-teinte du moratoire électronique, plongeant l’organisation dans l’inconnu.
« Malgré tous nos efforts, nous ne sommes pas parvenus à nous mettre d’accord sur certains textes qui revêtent une grande importance pour bon nombre de nos membres », a reconnu le ministre d’Etat émirati au Commerce extérieur, Thani al-Zeyoudi, qui a présidé cette semaine à Abou Dhabi la 13e Conférence ministérielle (CM13) de l’OMC.
« Je terminerai par une citation que j’attribue à Winston Churchill, qui a dit, et je cite, +le succès n’est pas définitif. L’échec n’est pas fatal. C’est le courage de continuer qui compte+ », a déclaré pour sa part la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala.
Mais elle a affirmé voir « le verre à moitié plein », citant notamment l’accession à l’OMC des Comores et le Timor-Oriental ou encore la finalisation, en marge de la rencontre, d’un accord sur les services.
Les résultats de la ministérielle ont mis en évidence les profondes divisions entre les 164 membres de l’OMC, « dans un contexte international marqué par une incertitude plus grande que jamais », a-t-elle relevé, pointant du doigt les tensions géopolitiques, les inquiétudes économiques et les élections dans de nombreux pays.
Les accords sont aussi difficiles à trouver car les décisions sont prises par consensus. « La beauté de l’OMC réside dans le fait que chaque membre dispose d’une voix égale, mais cela a aussi un coût », a souligné Mme Okonjo-Iweala.
L’OMC est déjà déstabilisée depuis fin 2019 par la paralysie du mécanisme qui permet de régler les différends entre ses membres, bloqué par les Etats-Unis. Les pays ont réaffirmé à Abou Dhabi leur objectif de parvenir à rétablir le système cette année.
« Peut-être que l’OMC avait besoin d’une…
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