À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué que les progrès ont été entravés dans beaucoup d’endroits par la fragilité des systèmes de santé et les menaces croissantes telles que la résistance aux médicaments et aux insecticides.
De nombreux groupes à risque ne bénéficient toujours pas des services nécessaires pour prévenir, détecter et traiter le paludisme. Les changements climatiques, les conflits, la pauvreté et les déplacements de population aggravent ces problèmes.
Menace sur des années d’avancées
Ces nouveaux défis interviennent dans un contexte mondial de « coupes budgétaires », qui pourraient compromettre encore les progrès accomplis dans de nombreux pays d’endémie et mettre ainsi en péril des millions de vies supplémentaires.
« L’histoire du paludisme nous montre cruellement que lorsque nous détournons notre attention, la maladie refait surface et touche surtout les plus vulnérables. Mais l’histoire nous montre aussi qu’il est possible de vaincre le paludisme moyennant un engagement politique fort, des investissements durables, une action multisectorielle et la mobilisation des communautés », a déclaré dans un communiqué, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.
Plus de la moitié des 64 bureaux de l’OMS situés dans les pays d’endémie palustre qui ont participé à une récente évaluation du bilan de l’OMS ont signalé des interruptions modérées ou graves des services de lutte contre le paludisme.
Près de 13 millions de vies sauvées depuis 2000
Malgré des progrès significatifs, le paludisme reste un grave problème de santé publique. En 2023 seulement, l’OMS estimait à 263 millions le nombre de cas de paludisme et à près de 600.000 le nombre de décès dus à cette maladie dans le monde.
Environ 95 % des décès sont survenus dans la Région africaine de l’OMS, où de nombreuses…
Auteur: Nations Unies FR

