« De nombreux gouvernements font face à des contraintes budgétaires réelles et l’attention politique se tourne vers les questions intérieures », a expliqué mardi à Genève le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus au moment de lancer cet appel.
Cette réorientation des priorités se traduit par un financement réduit pour les secteurs cruciaux comme la santé et l’aide humanitaire. Dans le même temps, les ressources sont réorientées vers les priorités nationales, notamment la défense.
Selon le Dr Tedros, les dépenses mondiales en matière de défense dépassent désormais 2.500 milliards de dollars par an, tandis que le financement de l’aide humanitaire et de la santé connaît sa plus forte baisse depuis dix ans.
Cette baisse des ressources accentue l’écart entre les besoins des populations et la capacité du système à y répondre. Dans ce contexte, les systèmes de santé fragiles subissent une pression accrue, avec des conséquences immédiates pour les populations. « Ces pressions s’exercent dans un contexte mondial qui a changé », a insisté le Dr Tedros.
Un bébé est soigné dans un centre de santé à Port-au-Prince, en Haïti.
36 zones d’urgence sanitaire
Cette pression sur les financements sanitaires souligne l’urgence de mobiliser de nouvelles ressources pour soutenir les zones de crise les plus vulnérables.
« Ces fonds soutiendront une réponse sanitaire dans 36 zones d’urgence, notamment à Gaza et au Moyen-Orient, au Soudan, en Ukraine, en République démocratique du Congo, en Haïti et au Myanmar », a déclaré devant la presse à Genève Chikwe Ihekweazu, Directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’OMS.
L’agence sanitaire mondiale de l’ONU entend ainsi se concentrer sur les questions où elle a une valeur ajoutée. « Ces ressources sont…
Auteur: Nations Unies FR

