Cette étude constitue le premier effort mondial visant à classer systématiquement par ordre de priorité les agents pathogènes endémiques sur la base de critères tels que la charge de morbidité régionale, le risque de résistance aux antimicrobiens et l’impact socio-économique.
L’étude reconfirme les priorités de longue date en matière de recherche et de développement de vaccins, notamment pour le VIH, le paludisme et la tuberculose – trois maladies qui, ensemble, font près de 2,5 millions de victimes chaque année.
L’étude de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) identifie également des agents pathogènes tels que le streptocoque du groupe A et Klebsiella pneumoniae comme des priorités absolues en matière de lutte contre les maladies dans toutes les régions du monde, soulignant l’urgence de développer de nouveaux vaccins contre des agents pathogènes de plus en plus résistants aux antimicrobiens.
Klebsiella pneumoniae, une bactérie associée à 790.000 décès en 2019
« Cette étude s’appuie sur une expertise et des données régionales étendues pour évaluer les vaccins qui permettraient non seulement de réduire de manière significative les maladies qui affectent grandement les communautés aujourd’hui, mais aussi de réduire les coûts médicaux auxquels les familles et les systèmes de santé sont confrontés », a déclaré dans un communiqué, la Dre Kate O’Brien, Directrice du Département Vaccination, vaccins et produits biologiques de l’OMS.
L’étude attire également l’attention sur des agents pathogènes tels que le streptocoque du groupe A, qui provoque des infections graves et contribue à 280.000 décès dus à des cardiopathies rhumatismales, principalement dans les pays à faible revenu.
Autre exemple de nouvelle priorité : Klebsiella pneumoniae, une bactérie associée à 790.000 décès en 2019 et responsable de 40 % des décès néonatals dus à une infection du sang (septicémie) dans les pays…
Auteur: Nations Unies FR

