Les impopulaires hausses d’impôts de l’automne n’auront pas suffi: plombée par une économie qui ne décolle pas, la ministre britannique des Finances Rachel Reeves va détailler mercredi de nouvelles coupes franches dans les budgets publics, pour tenter d’équilibrer les comptes.
Le gouvernement travailliste du Premier ministre Keir Starmer navigue en eaux troubles: outre une croissance en berne, il doit composer avec les taux d’emprunts élevés de la dette britannique, l’augmentation annoncée des dépenses militaires et les menaces de guerre commerciale de Donald Trump.
« Le monde a changé », martèle depuis des semaines Mme Reeves. Comprendre: le budget déjà serré du Royaume-Uni, présenté en octobre, n’est plus tenable.
« Le rôle d’un gouvernement responsable ne se limite pas à observer ce changement », il doit être « actif, engagé pour assurer l’avenir » du pays, a fait valoir Mme Reeves mardi soir dans un communiqué consacrant une hausse de 2,2 milliards de livres (2,6 milliards d’euros) du financement annuel de la défense.
Mais c’est surtout sur les coupes budgétaires que la chancelière de l’Echiquier, son titre officiel, est attendue de pied ferme mercredi peu après midi, pour sa traditionnelle « déclaration de printemps », une mise à jour économique et budgétaire.
Avocate d’une discipline de fer sur les finances publiques, elle a déjà rejeté les critiques affirmant que ses choix budgétaires signent un retour à l’austérité – référence aux coupes douloureuses imposées en 2010, du temps des conservateurs.
Déminer le terrain
Mais face au mécontentement venant de ses propres rangs, le gouvernement de centre-gauche s’est efforcé de déminer le terrain, en étalant au compte gouttes les mauvaises nouvelles.
Cinq milliards de livres d’économies annuelles dans les allocations pour personnes handicapées et malades de longue durée ont ainsi été présentées la semaine…
Auteur: AFP

