Réuni au siège de l’ONU, le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien a consacré une séance spéciale à cette « catastrophe » de 1948, marquée par l’exode forcé de centaines de milliers de Palestiniens. Mais pour de nombreux intervenants, la tragédie se poursuit aujourd’hui à Gaza.
« La situation à Gaza aujourd’hui est une catastrophe d’une gravité extrême », a déclaré Khaled Khiari, Sous-Secrétaire général de l’ONU pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique. Depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 et la guerre qui a suivi, « la dévastation est considérable », a-t-il souligné.
Selon lui, plus de 85 % de la population de Gaza a été déplacée, souvent à plusieurs reprises. Des habitations, des écoles, des hôpitaux et d’autres infrastructures essentielles ont été détruits, tandis que les civils continuent d’être tués malgré un cessez-le-feu jugé fragile.
M. Khiari a rappelé la position constante des Nations Unies : Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, constituent « une seule et même unité politique et territoriale ». « Traiter l’une tout en négligeant l’autre ne fait qu’enraciner la fragmentation et perpétuer l’instabilité », a-t-il averti.
Commémoration du 78e anniversaire de la Nakba organisée par le Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien.
Une situation intenable
Le Président du Comité, Coly Seck, a lui aussi dénoncé une situation intenable. « À Gaza, ce n’est pas un cessez-le-feu. C’est moins de feu », a-t-il lancé. « Moins de feu n’est pas la paix », a-t-il insisté, rappelant que des enfants continuent d’être tués, des familles déplacées et l’aide humanitaire entravée.
Il a appelé à « un cessez-le-feu permanent » ainsi qu’à « un accès humanitaire total…
Auteur: Nations Unies FR

