Lors d’un exposé devant les membres du Conseil de sécurité, Geir Pedersen a souligné les engagements pris par le Président par intérim Ahmad Al-Sharaa, mais a noté que les Syriens de tout le pays attendent des actions concrètes.
« Tous les Syriens que j’ai rencontrés… m’ont souligné à quel point ils souhaitent des nominations institutionnelles. Le gouvernement de transition, l’organe législatif provisoire, le processus de dialogue national et les comités préparatoires doivent être crédibles et inclusifs », a-t-il déclaré.
Il a ajouté que les femmes syriennes, en particulier, recherchent davantage qu’une simple protection.
« Elles veulent une participation significative à la prise de décision ou des nominations à des postes clés, en fonction de leurs qualifications, [et] participer aux institutions de transition, afin que leurs points de vue soient pris en compte, y compris sur les questions liées au statut et aux droits des femmes syriennes ».
Vue d’ensemble de la réunion du Conseil de sécurité sur la situation en Syrie. À l’écran, Geir Pedersen, Envoyé spécial du Secrétaire général pour la Syrie.
Risques sécuritaires et économiques
La situation sécuritaire fragile continue de menacer les progrès politiques, a averti M. Pedersen, citant les hostilités en cours dans le nord-est, notamment les affrontements quotidiens, les échanges d’artillerie et les frappes aériennes qui ont des répercussions sur les civils et les infrastructures.
Une récente vague d’attentats à la voiture piégée dans des zones résidentielles a fait de nombreuses victimes.
Tout en saluant le dialogue initial entre les autorités intérimaires et les Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes dans le nord-est, il a exhorté les États-Unis, la Turquie et les acteurs régionaux et nationaux à travailler ensemble sur de « véritables compromis » qui permettent…
Auteur: Nations Unies FR

