« Le risque de guerre nucléaire est déjà suffisamment alarmant », a prévenu Farhan Haq, porte-parole adjoint du Secrétaire général, lors du point de presse quotidien à New York.
La réaction onusienne faisait suite à un message publié mercredi sur les réseaux sociaux par le chef de la Maison Blanche, affirmant avoir instruit au Pentagone « de commencer à tester nos armes nucléaires sur un pied d’égalité ». M. Trump réagissait à l’annonce par le Kremlin de la conduite d’un essai de drone sous-marin russe à propulsion nucléaire en début de semaine.
Le spectre d’une escalade
Pour les Nations Unies, relancer la course aux essais serait une faute historique. « Toute activité nucléaire susceptible d’entraîner une erreur de calcul ou une escalade aux conséquences catastrophiques doit être évitée », a insisté M. Haq. « Nous ne devons pas oublier l’héritage désastreux de plus de 2 000 essais d’armes nucléaires effectués au cours des quatre-vingts dernières années ».
Dans les faits, la Chine, la Russie et les États-Unis n’ont pas réalisé d’essais nucléaires depuis les années 1990.
Un traité au cœur de la tempête
« Les essais nucléaires ne peuvent jamais être autorisés, quelles qu’en soient les circonstances », a rappelé le porte-parole. L’avertissement renvoie directement au Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, pierre angulaire du régime de non-prolifération, adopté en 1996 mais jamais entré pleinement en vigueur, faute de ratifications suffisantes. Les États-Unis, la Chine, l’Iran et la Corée du Nord n’ont toujours pas ratifié le traité.
Robert Floyd, secrétaire exécutif de l’Organisation du traité d’interdiction complète des essais nucléaires, a rappelé la portée du texte : « Le traité interdit toutes les explosions nucléaires, et notre organisation peut et détectera toute explosion nucléaire où qu’elle se produise sur la planète ». Son…
Auteur: Nations Unies FR

