Présentant une mise à jour orale au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, basé à Genève, le chef des droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré que la situation au Venezuela ne s’était pas améliorée depuis son dernier exposé en juin.
« La répression de l’espace civique s’est intensifiée, étouffant les libertés individuelles », a affirmé M. Türk, évoquant les détentions arbitraires et les disparitions forcées, ainsi que l’aggravation des difficultés sociales et économiques.
Il a indiqué qu’une législation récemment adoptée accordait au gouvernement des pouvoirs d’urgence étendus, fondés sur des menaces extérieures perçues, mais a noté que le texte restait non publié, soustrayant ainsi les autorités à tout contrôle.
Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk (au centre), s’adresse au Conseil des droits de l’homme à Genève.
Militarisation croissante
La vie publique, a averti M. Türk, est de plus en plus militarisée, ce qui accroît le risque de violence dans une société confrontée à des niveaux élevés de criminalité.
Son bureau, le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), a reçu des informations faisant état d’enrôlements forcés dans la milice vénézuélienne, y compris d’adolescents et de personnes plus âgées, ainsi que des témoignages selon lesquels les autorités encouragent les citoyens à dénoncer leurs proches et leurs voisins par le biais d’une application mobile parrainée par l’État.
« De telles politiques engendrent la peur, la méfiance et l’autocensure », a déclaré M. Türk.
Les journalistes, les défenseurs des droits humains, les figures de l’opposition et les travailleurs humanitaires continuent de faire face à des menaces, au harcèlement…
Auteur: Nations Unies FR

