L’ONU reconnaît l’état de famine à Gaza

Alors que les secours alimentaires peinent toujours à arriver aux habitants de Gaza, une déclaration officielle de l’ONU dénonce cette semaine la situation dramatique imposée par le gouvernement d’Israël : « C’est une famine, la famine de Gaza » qui « aurait pu être évitée » sans « l’obstruction systématique d’Israël », a déclaré à Genève (Suisse) le chef des opérations humanitaires des Nations unies, Tom Fletcher. Une déclaration qui a provoqué une réaction immédiate du premier ministre israélien : « Israël n’a pas de politique de famine. Israël a une politique de prévention de la famine », a réagi Benyamin Netanyahou, imputant des pénuries, selon lui « temporaires », aux « vols systématiques de l’aide » par le Hamas. « Affamer des gens à des fins militaires est un crime de guerre », a rappelé le haut-commissaire aux droits de l’Homme de l’ONU, Volker Türk.

Après des mois d’alertes de l’ONU et des ONG humanitaires, le dispositif de classification de la sécurité alimentaire (IPC) de l’ONU confirme la réalité d’une famine en cours à Gaza (nord). À l’issue de ces déclarations onusiennes, le Hamas a appelé à « une action immédiate de l’ONU » pour stopper la guerre, et « l’ouverture sans restriction des points de passage » en vue de « l’entrée urgente et continue de nourriture, médicaments, eau et carburant ». Selon des experts de l’ONU, plus d’un demi-million de Gazaouis affrontent des conditions « catastrophiques », le niveau de détresse alimentaire le plus élevé caractérisé par la famine et la mort.

Le spectre de la famine

Les réactions ne sont pas faites attendre. La Croix-Rouge a appelé Israël à « subvenir aux besoins de base » des Palestiniens de Gaza. Londres a dénoncé un « scandale moral », tandis que les Affaires étrangères israéliennes affirmaient qu’« Il n’y a pas de famine…

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Auteur: Christophe Henning (avec l’AFP)