L’Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, Hans Grundberg, et Lisa Doughten, du Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), ont lancé cet appel lors d’exposés devant les membres du Conseil de sécurité.
L’espace civique se rétrécit
« Dans quatre jours, le 19 août, nous commémorerons la Journée mondiale de l’aide humanitaire », a déclaré M. Grundberg. « Pourtant, au Yémen, nous sommes confrontés à une répression de l’espace humanitaire et civique par Ansar Allah » (autre nom des houthistes).
Les plus de 60 personnes détenues sont toutes des citoyens yéménites. En outre, quatre employés du Bureau des droits de l’homme de l’ONU, le HCDH, et de l’UNESCO, sont détenus respectivement depuis 2021 et 2023.
Ansar Allah a également fermé le bureau du HCDH dans la capitale, Sanaa, le 29 juillet et a ordonné au personnel international de partir.
Les houthistes contrôlent une grande partie du Yémen après s’être rebellés contre le gouvernement internationalement reconnu et avoir combattu une coalition dirigée par l’Arabie saoudite en soutien aux autorités à partir de 2015, après avoir pris la capitale l’année précédente.
Un cessez-le-feu négocié par l’ONU a expiré en 2022, mais il n’y a pas eu de retour aux combats de forte intensité.
« Un signal inquiétant »
Plus tôt cette semaine, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a déclaré que les forces d’Ansar Allah avaient pris d’assaut les locaux de l’ONU le 3 août, saisissant des documents, du mobilier, des véhicules et les clés du bureau.
Hans Grundberg (à l’écran), Envoyé spécial du Secrétaire général pour le Yémen, informe le Conseil de sécurité.
« Il s’agit d’un signal inquiétant de la direction plus large que prend Ansar Allah et cela représente une grave attaque contre la capacité de l’ONU à s’acquitter de son…
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Auteur: Nations Unies FR

