Le texte au nom officiel interminable – « Accord se rapportant à la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer et portant sur la conservation et l’utilisation durable de la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale – est plus connu sous le nom de traité sur la haute mer, voire BBNJ. Adopté en juin 2023 après de longues années de négociations, cet accord historique est ouvert à la signature jusqu’au 20 septembre.
Il ne manque désormais que huit ratifications de pays pour atteindre le seuil de 60 nécessaires à son entrée en vigueur. À ce rythme, l’application du traité pourrait commencer dès l’an prochain.
« Un moment charnière »
Le BBNJ couvre des domaines essentiels : ressources génétiques marines, évaluations d’impact environnemental, outils de gestion par zone, transfert de technologies. Autant d’éléments au cœur de la préservation des océans.
« Le besoin d’une action décisive et concertée n’a jamais été aussi urgent », a rappelé lundi la conseillère juridique de l’ONU, Elinor Hammarskjöld, à l’ouverture de la commission chargée de préparer la future mise en œuvre du traité.
Malgré la complexité des compromis – participation, financement, accès numérique, organisation institutionnelle –, l’affluence dans les salles de conférence traduisait une volonté claire d’accélérer le mouvement.
Mme Hammarskjöld a souligné que la Conférence des Nations unies sur l’océan, organisée en juin 2025 à Nice par la France et le Costa Rica, avait « réaffirmé le rôle essentiel du multilatéralisme pour répondre aux pressions qui menacent les écosystèmes marins ». Et d’ajouter : « Avec la réelle probabilité de la convocation en 2026 de la première conférence des parties à l’accord, nous sommes à un moment charnière ».
Janine Coye-Felson, la coprésidente de la commission préparatoire, juge même « raisonnable d’espérer que…
Auteur: Nations Unies FR

