La transition vers une mobilité durable est un enjeu crucial pour réduire les émissions de CO2 et répondre aux besoins croissants de mobilité. À travers des stratégies innovantes et des projets de recherche collaborative, des solutions concrètes pour transformer les systèmes logistiques et promouvoir une urbanisation plus verte peuvent être conçues.
La transition vers une mobilité durable représente un défi majeur pour les sociétés. Les émissions de CO2 liées aux transports continuent de croître selon l’agence internationale de l’énergie. Le secteur, encore largement dépendant des énergies fossiles, doit réduire ses émissions de plus de 3 % par an jusqu’en 2030 pour respecter les objectifs climatiques du scénario « zéro émission nette » à l’horizon 2050.
Pour répondre à la demande croissante de mobilité, on a souvent étendu les infrastructures routières existantes. Cela entraîne un trafic induit et les gains d’efficacité sont compensés par une augmentation de la demande. Pour une mobilité durable, il est donc nécessaire de se concentrer sur la demande plutôt que sur l’offre (GIZ).
Éviter, changer, améliorer
L’approche « éviter-changer-améliorer », une expression initialement utilisée par une commission du parlement allemand en 1994 et mise en avant dans l’article « Transition towards sustainable mobility : the role of transport optimization » (« Transition vers la mobilité durable : le rôle de l’optimisation des transports ») propose une stratégie hiérarchique : d’abord la mise en œuvre de mesures d’évitement, suivi de mesures de changement en arrivant finalement aux mesures d’amélioration.
Trois axes d’action sont proposés qui peuvent être appliqués aux transports de personnes et de marchandises :
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Éviter : les déplacements ou transports inutiles doivent être réduits et les trajets optimisés.
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Changer : les modes de transport durable comme le…
Auteur: Jakob Puchinger, Professor in Supply Chain Management and Logistics, EM Normandie

