Environ 90 ogives nucléaires, aucune reconnaissance officielle et des conditions d’utilisation tenues secrètes. Depuis des décennies, Israël entretient volontairement le doute sur l’arme la plus destructrice jamais conçue. Au cœur de cette stratégie plane une menace ultime : l’Option Samson.
Depuis des décennies, le programme nucléaire iranien fait l’objet d’inspections, de sanctions, de négociations et désormais de bombardements. Beaucoup plus rarement évoqué : Israël est la seule puissance nucléaire du Moyen-Orient. Son arsenal a été développé clandestinement et Israël fait partie des quatre États qui n’ont jamais adhéré au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Ses conditions d’emploi demeurent secrètes.
Une opacité particulièrement préoccupante alors que le gouvernement de Benyamin Netanyahu mène un génocide en Palestine couplé d’une entreprise coloniale et a considérablement élargi ses agressions militaires dans la région.
Le secret nucléaire le moins secret du monde
Selon une étude publiée en 2022 dans le Bulletin of the Atomic Scientists, Israël posséderait environ 90 ogives nucléaires. L’État ne confirmant ni ne démentant leur existence, cette estimation repose notamment sur les quantités supposées de plutonium militaire produites, les vecteurs nucléaires disponibles et des documents gouvernementaux déclassifiés ou divulgués.
La France, marraine de la bombe israélienne
Le programme nucléaire israélien prend forme dans les années 1950 sous David Ben Gourion et Shimon Pérès, avec une aide déterminante de la France. La coopération franco-israélienne, renforcée après la crise de Suez de 1956, permet à Israël d’acquérir auprès de la France, en 1957, un réacteur nucléaire et la technologie nécessaire à la séparation du plutonium. La France participe également à la construction du complexe de Dimona, dans le désert du…
Auteur: Mr Mondialisation

