À mesure que la population mondiale vieillit, il apparaît important de comprendre la variabilité sur le plan du vieillissement cognitif. Pourquoi certaines personnes conservent-elles leurs facultés cognitives alors que d’autres connaissent un déclin substantiel ?
Cette question est au cœur de ma recherche doctorale. Des études récentes ont mis en évidence le phénomène de « l’orchidée et du pissenlit » dans le vieillissement cognitif. On y démontre que certaines personnes sont, telles des orchidées, très sensibles à leur environnement, et s’épanouissent ou se détériorent en fonction des conditions extérieures. D’autres, tels des pissenlits, font preuve de résilience et conservent leurs performances cognitives indépendamment de leur environnement.
Cette approche peut nous servir à repenser nos interventions en matière de santé cognitive chez les personnes âgées et engendrer des stratégies personnalisées plus efficaces pour freiner le déclin cognitif.
Le modèle de l’orchidée et du pissenlit
(Gerd Altman/Pixabay)
La métaphore de l’orchidée et du pissenlit est apparue dans le domaine de la psychologie du développement pour décrire les différences individuelles en ce qui concerne la sensibilité aux conditions environnementales.
Les « orchidées » symbolisent des individus fortement influencés par leur environnement, qui s’épanouissent dans des environnements optimaux, mais vivent avec difficulté dans des environnements moins favorables. À l’inverse, les « pissenlits » représentent des personnes résilientes, capables de demeurer en bonne santé indépendamment des conditions extérieures.
Dans le cadre de nos recherches, nous avons étudié…
Auteur: Emma A. Rodrigues, PhD Candidate in Computational Neuroscience, Simon Fraser University

