Plusieurs milliers de personnes dans les rues le 2 mars pour une Bretagne antifasciste
Historiquement, la Bretagne a longtemps été un territoire quasiment imperméable à l’extrême droite, traversé par d’importantes luttes de territoire et de puissantes révoltes. Ces dernières années, le RN y fait des percées fulgurantes. Entre 2022 et 2024, le parti a doublé son nombre de voix, et certaines communes historiquement «rouges» ont placé le RN en tête lors des dernières législatives.
Cette progression dans les urnes se traduit aussi dans les rues, où des groupes fascistes tentent de semer la terreur, encouragés par le climat politique et médiatique. Agressions à Nantes, Rennes ou Saint-Brieuc, multiplication de meetings dans les communes rurales, tags néo-nazis, rassemblements racistes contre des centres d’accueil à Saint-Brévin, près de Nantes, et à Callac, en Côtes d’Armor, incendies criminels…
Dans la ville de Lorient, une série d’attaques ont eu lieu depuis 2022, notamment l’agression de syndicalistes avec arme à feu en marge d’une manifestation, des menaces de mort contre un syndicat étudiant et des élus de gauche, une intimidation près d’un bar où se tenait une réunion d’écologistes, des tags racistes, l’organisation d’une milice lors de la révolte après la mort de Nahel en 2023…
Pour autant, les luttes restent bien vivantes en Bretagne, un territoire qui reste constellé de lieux d’entraide et de sociabilité, et où les manifestations y sont plus nombreuses et dynamiques qu’ailleurs. Il est donc plus que temps de montrer à l’extrême droite qu’elle ne s’implantera pas dans la région, et qu’elle y rencontrera partout une opposition déterminée.
Lorient est une ville maritime ayant à la fois une tradition sociale et ouvrière et une forte implantation militaire, et dont la mairie a basculé à droite. C’est dans cette commune bretonne de 60.000 habitants qu’a eu lieu, samedi 2 mars…
Auteur: B

