En ce moment, Osmanthus heterophyllus, l’osmanthe à feuilles de houx, joue de sa silhouette compacte, dense, pour vivre en isolé ou pour former de belles haies. Le long du littoral, on l’utilise même en coupe-vent, à placer en front de mer, où il protège parfaitement des embruns les plantes fragiles. Une petite similitude avec le houx ?
Les jeunes feuilles se ressemblent, mais celles de notre osmanthus sont plus fines, pratiquement sans pointes piquantes, Puis, avec l’âge, les feuilles deviennent beaucoup plus entières. Ce grand arbuste, poussant lentement, se taille à loisir, pour l’avoir sage et strict, à 1,50 ou 2 m de hauteur si vous le souhaitez. Mais c’est laissé libre qu’il est le plus beau, son port étant toujours impeccable au fil des ans.
Il y a un bel exemplaire de plus de 30 ans, à admirer au jardin botanique Lepage Bord de mer. Il mesure environ 3 m en tous sens et n’a jamais connu le sécateur. C’est ainsi qu’il nous offre ses grappes de petites fleurs tubulaires blanches au merveilleux parfum, en septembre-octobre, suivies de fruits bleu nuit. Sa rusticité ? De – 15 à – 18 °C.
Des variétés aux caractéristiques bien précises
Quelques cultivars remarquables méritent qu’on s’y attarde, même s’ils sont légèrement moins rustiques : «Purpureus» est ravissant avec ses jeunes pousses pourpres ; «Tricolor» affiche un feuillage panaché de vert, crème et jaune, avec de jeunes pousses bronze ; «Variegatus» incarne l’élégance avec ses feuilles bordées de blanc crème ; «Rotundifolius» est tout doux, avec des feuilles arrondies et pratiquement dépourvues d’épines.
Osmanthus armatus, magnifique, un peu moins connu, est aussi un peu plus frileux. On lui attribue une résistance au froid de – 10 à – 12 °C. Originaire de l’ouest de la Chine, il possède de grandes feuilles persistantes, coriaces, fortement dentées et épineuses. À…
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