Losurdo : un comparaison entre Lénine et Gandhi — Emiliano Alessandroni

Il y a aujourd’hui 150 ans que Lénine est né. Et comme d’habitude, toute la presse libérale se lance dans une campagne de diabolisation et de criminalisation du leader révolutionnaire.

Une campagne qui prend facilement racine même à gauche, où le léninisme devient souvent synonyme de violence et de penchant autoritaire, à opposer à la pureté du pacifisme gandhien.

Un schéma qui ne convainc toutefois pas Losurdo et qui, dans « La non-violenza. Una storia fuori dal mito » est largement remis en question.

Nous ne reprendrons ici qu’un extrait de ce qui est dit dans ce volume et la grande comparaison faite entre « le parti de Lénine » et « le parti de Gandhi ».

Au début de la guerre, bien que partant de positions très différentes, Lénine rend hommage aux milieux du « pacifisme anglais » et en particulier à Edmund Dene Morel, un « bourgeois exceptionnellement honnête et courageux », membre de l’Association contre la conscription et auteur d’un essai démasquant l’idéologie « démocratique » de la guerre agitée par le gouvernement britannique. A cette époque, le leader bolchevique est beaucoup plus proche du pacifisme que Gandhi, placé sur des positions antithétiques.

Obligé de constater que, malgré les intentions pacifistes combatives exprimées à la veille de la guerre, même le mouvement socialiste a fini par s’accommoder largement du carnage et de l’union sacrée patriotique appelée à le légitimer, Lénine constate avec consternation l’ »immense désarroi », l’ »immense crise provoquée par la Guerre mondiale dans le socialisme européen » et exprime une « profonde amertume » devant la « bacchanale du chauvinisme » qui fait rage à l’heure actuelle. Oui, « la perplexité était grande » parmi ceux qui identifiaient la IIe Internationale comme un rempart contre la haine chauvine et la fureur belliqueuse. En ce sens, « le plus affligeant dans la crise actuelle, c’est la victoire du nationalisme bourgeois », c’est l’attitude d’adhésion…

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Auteur: Emiliano Alessandroni