«Nous devons nous préparer à une guerre d’une ampleur comparable à celle qu’ont vécue nos grands-parents et arrière-grands-parents». Celui qui prononce ces paroles vertigineuses, c’est Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN, le 11 décembre en Allemagne. Traduction : préparez-vous à une troisième guerre mondiale.
Mark Rutte, c’est un peu un Macron des Pays-Bas. Un politicien néolibéral, venu du monde de l’entreprise, qui a mis en place des politiques d’austérité quand il était au pouvoir dans son pays et qui a passé des alliances avec l’extrême droite. Son gouvernement a été impliqué dans un grand scandale de profilage racial de familles démunies bénéficiant d’aides sociales, et qui ont été injustement privées de ces aides par les services de l’État. Cette affaire a contribué à le pousser à la démission. Mark Rutte, fréquentant les différents réseaux du pouvoir mondial, a ensuite été propulsé à la tête de l’Alliance militaire occidentale : l’OTAN.
Dans son discours en Allemagne, Mark Rutte martèle : «Nous sommes la prochaine cible de la Russie. Trop nombreux, je le crains, sont ceux qui se contentent tranquillement d’attendre. Trop nombreux sont ceux qui ne ressentent pas l’urgence. C’est maintenant qu’il faut agir». Il dit encore : «La Russie pourrait être prête à utiliser la force militaire contre l’OTAN d’ici cinq ans».
Par ces mots, Mark Rutte veut accélérer le surarmement : «Si vous aimez la langue allemande et que vous ne voulez pas parler russe, c’est crucial d’investir massivement dans la défense». Sachant que l’Allemagne a déjà plus que doublé son budget militaire en quelques années, a rétabli un service «volontaire» et veut créer l’armée la plus puissante d’Europe. Après ce discours, le chancelier allemand Merz lui a emboîté le pas : «Si le nombre de soldats n’augmente pas assez rapidement, nous devrons…
Auteur: B

