Lou Trotignon est né le 14 juillet 1997 à Rambouillet (Yvelines). Après avoir été stripteaseur pour gagner sa vie, l’humoriste commence le stand-up en 2020, à La Mutinerie, où il organise des ateliers d’écriture et un plateau d’artistes. À la même période, il entame sa transition, processus qu’il raconte dans son premier spectacle, Mérou. Il fait partie d’une nouvelle génération d’humoristes et militants queers.
Comment faites-vous pour transformer en humour vos expériences personnelles ?
Lou Trotignon : Je crois que le plus important est d’avoir du recul sur la situation parce qu’il ne s’agit pas de tenir un discours thérapeutique pour soi-même face au public. Il faut que ce soit transformé. Néanmoins, j’utilise l’humour pour parler des choses qui m’arrivent, qui ont été difficiles ou qui m’ont paru absurdes. Par exemple, les normes de genre. Au moment de l’écriture, je pars toujours de mes émotions, de quelque chose que je veux absolument dire et qui n’a pas été abordé.
À l’origine le stand-up est un art d’éducation populaire.
Comme le fait d’avoir un regard bienveillant sur la transidentité ou de considérer le BDSM (1) comme une pratique parmi d’autres. Je pars de ce message-là et, ensuite, c’est un travail d’équipe avec mon coauteur et mes collaborateurs artistiques. Et là, on écrit ensemble, on réfléchit à quel genre de blagues on peut faire. La réflexion majeure, c’est comment faire des blagues que tout le monde comprenne, mais qui ne fassent pas rire au mauvais endroit.
Bondage, domination, soumission, masochisme.
Les personnes avec lesquelles vous travaillez sont-elles queers (2) ?
Oui, mais ce n’est pas une volonté particulière. Mon metteur en scène, Amiel Maucade, est mon…
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Auteur: Pauline Migevant

