Louhossoa, et l’espoir a enfin germé

« Jamais nous n’aurions imaginé progresser aussi rapidement et sur autant de sujets, après le désarmement d’ETA amorcé à Louhossoa en 2016, s’étonne encore Agus Hernan. Ça a surpris jusqu’aux experts internationaux rompus à la résolution de conflits similaires, comme en Irlande, en Colombie ou en Afrique du Sud… » L’homme a assuré la fonction de porte-parole du Forum social permanent (FSP) jusqu’en mars 2023, date de la conclusion des travaux de cette plateforme créée en 2016 par 17 organisations de la société civile du Pays basque dans le but d’y impulser un processus de paix.

« Louhossoa a créé un écosystème favorable pour ce processus : ETA a annoncé sa dissolution définitive, la situation des prisonniers basques s’est améliorée, une nouvelle approche politique s’est imposée en Espagne, de multiples espaces de rencontre ont été organisés pour apaiser les souffrances d’une société meurtrie par la lutte armée. »

Des victimes de la violence, aussi bien perpétrée par ETA que par l’État espagnol, se sont retrouvées pour dialoguer.

A. Hernan

En sept ans, le FSP est parvenu à organiser 27 réunions publiques sur ces thèmes. « Des victimes de la violence, aussi bien perpétrée par ETA que par l’État espagnol, se sont retrouvées pour dialoguer. Leur message : si on le fait, les politiques peuvent aussi le faire. Cette expérience, je l’ai vécue comme un apprentissage massif de reconstruction du lien social, basé sur l’abandon du désir de vengeance et le besoin de se parler. »


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Martine Bouchet, militante du Collectif des associations de défense de l’environnement (

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Auteur: Patrick Piro

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