Vingt dieux / Louise Courvoisier / 1 h 30.
Dans la campagne du Jura, Totone (Clément Faveau), 18 ans, tête brûlée, se laisse vivre. Mais son père, producteur de comté, se tue en voiture. Le garçon doit soudain se prendre en main, d’autant qu’il a à sa charge sa petite sœur (Luna Garret). Que faire ? Louise Courvoisier signe avec Vingt dieux un premier long métrage rural mais non régionaliste, qui aborde avec délicatesse des thèmes ancestraux : l’amitié, l’amour, la solidarité ou encore les liens fraternels.
Sur le même sujet : « La Belle de Gaza », de Yolande Zauberman (Séance spéciale) ; « Vingt Dieux », de Louise Courvoisier (Un Certain regard)
S’y déploie aussi un « roman d’apprentissage », où l’on voit Totone, par le travail et l’expression de son humanité, mais non sans dilemmes, passer à l’âge adulte. Vingt dieux, que nous avions beaucoup aimé à Cannes, ressemble à sa réalisatrice, âgée de 30 ans, et déterminée : elle l’a tourné dans sa région, avec des acteur·rices non professionnel·les, et tel qu’elle l’entendait. Rencontre.
Vous qui sortez d’une école de cinéma, pensez-vous que c’est la meilleure voie pour apprendre à faire du cinéma ?
Louise Courvoisier : Ce n’est en tout cas pas la seule manière. J’ai, quant à moi, bénéficié d’une très bonne école, la CinéFabrique, à Lyon, qui a été fondée par le cinéaste Claude Mouriéras. J’y ai surtout gagné en confiance, ce qui m’a permis de suivre mon instinct et d’écouter mes envies. J’ai pu y rater des choses, comprendre pourquoi elles étaient ratées et faire mieux ensuite. Plus on a…
Auteur: Christophe Kantcheff

