Low tech pour qui ?

Dans la ville de Nantes, aux rencontres organisées à la fin du mois de juin par l’association APALA, censée mettre en avant la Low Tech, une discussion publique s’est muée en festival du malaise : Yves Cochet, un ancien ministre de l’Aménagement du territoire (époque Jospin) discutera avec Ferghane Azihari, auteur récent d’un affligeant texte (Les écologistes contre la modernité) obsédé par la croissance économique, aveugle à la raréfaction grandissante de ressources essentielles, qui considère que tout ce qui s’exprime à contre courant de la mondialisation « constitue un profond désintérêt pour le sort de l’humanité ». Certains animateurs de la « fresque des low techs » nous ont transmis cette tribune, qui met le doigt sur les différents processus de dévoiement/détournement des critiques de la technique.

Leur low-tech n’est pas la nôtre

APALA, association nantaise promouvant la soutenabilité, se fait le porte-parole de l’agriculture cellulaire pour un festival low-tech prévu bientôt. En tant que défenseurs des low-techs, nous y voyons un glissement dangereux qui galvaude le concept, et nous expliquons pourquoi.

L’agriculture industrielle est un désastre, tant au niveau des flux biogeochimiques, que des paysages de nos campagnes et des communautés vivantes les peuplant, et des consommateurs humains en bout de chaîne.

Plusieurs coups de semonces ont en effet été tirés contre l’agriculture d’antan, de la machinisation à marche forcée au contrôle génétique des semences. Ce délire techniciste prend désormais la forme de contrôle de l’intégralité des matières minimalement requises (retenues d’eau, artificialisation des chaînes d’intrants…), alimentant des terres mortes, utilisées comme simples substrats. L’agriculture cellulaire, se voulant à rebours de la logique extensive, entre pourtant dans ce même paradigme d’agriculture hors-sol : sans paysan, et à produits carencés,…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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