Comme un symbole, c’est à Nicolas Sarkozy que Bruno Retailleau a réservé son premier coup de fil pour lui annoncer son écrasante victoire à la tête des Républicains, face à Laurent Wauquiez. 20 ans après lui, au tour de Bruno Retailleau de cumuler le ministère de l’Intérieur et la présidence d’un parti de droite. « Nous avons eu des adhésions par milliers, une participation extraordinaire de 80 %. Vous apportez la preuve que la droite est bien vivante. Elle est debout ce soir Vous pouvez en être fiers », a-t-il déclaré à son arrivée au siège de LR, en face de l’Assemblée nationale.
« Laurent Wauquiez s’est trompé de campagne »
Elu avec 74,5 % des voix, la victoire est sans appel et conforte sa stratégie d’avoir laissé son adversaire « boxer tout seul ». « On savait que Laurent Wauquiez allait mener une campagne musclée. Une campagne interne, ça abîme toujours. L’idée, c’était de faire campagne dans notre coin et ne pas répondre à ses attaques », résume l’entourage du ministre et président de parti.
Sur TF1, puis devant ses militants Bruno Retailleau a tendu la main à Laurent Wauquiez, estimant qu’il pouvait « donner […] encore beaucoup ». Dans son entourage, on n’imagine pourtant pas Laurent Wauquiez occuper un poste de vice-président du parti. « Comment vous voulez être candidat à la présidentielle en étant numéro 2 de quelqu’un ? ». Laurent Wauquiez n’a en effet jamais…
Auteur: Simon Barbarit

