L’attente a été longue. Très longue. Pendant 16 jours et 16 nuits de négociations, les noms de candidats potentiels pour être Premier ministre se sont succédés, les réunions se sont multipliées et les désaccords semblaient infranchissables. Certains prédisaient que le Nouveau Front populaire (NFP) allait imploser. Après les hypothèses avortées de la présidente du conseil régional de La Réunion, Huguette Bello, et l’économiste spécialiste des questions climatiques, Laurence Tubiana, socialistes, écologistes, communistes et insoumis se sont mis d’accord sur un nom. Enfin.
On le dit, on le fait. Le Nouveau Front populaire a sa Première ministre
Marine Tondelier
Ce sera Lucie Castets. « Le choix n’était pas simple. Il y a eu des débats stratégiques, des jeux d’influence. Le consensus est forcément difficile à trouver, le processus a été long. Mais il fallait que ça se décante, il fallait mettre Emmanuel Macron au pied du mur, qu’il reconnaisse le vote des Français », réagit Christian Picquet, membre de l’exécutif du Parti communiste et négociateur du NFP.
Le profil idéal pour l’alliance des gauches
« On le dit, on le fait. Le Nouveau Front populaire a sa Première ministre », se félicite Marine Tondelier, la secrétaire nationale des Écologistes. Dans un communiqué publié peu après 19 heures ce mardi 23 juillet, le NFP annonce soutenir la candidature de cette « animatrice de luttes associatives pour la défense et la promotion des services publics, activement engagée dans le combat d’idées contre la retraite à 64 ans, haute fonctionnaire ayant travaillé à la répression de la fraude fiscale et de la criminalité financière ». En clair, le profil idéal pour l’alliance des gauches.
Lucie Castets, 37 ans, est actuellement directrice des finances et des achats de la mairie de Paris. Formée en économie politique et en droit public, cette…
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Auteur: Lucas Sarafian

