Les tractations ont été particulièrement difficiles cette année: il aura fallu deux jours et une partie de la nuit aux Vingt-Sept pour sceller un compromis sur la pêche. Dans la nuit de vendredi 12 à samedi 13 décembre, les pays de l’Union européenne ont trouvé un accord sur leurs quotas en 2026. L’un des points les plus sensibles était le maquereau dont la population s’est effondrée dans l’Atlantique Nord. La situation est très tendue avec des pays tiers comme la Norvège, accusée de trop pêcher, sans tenir compte des avis scientifiques.
« Pour le maquereau, les consultations entre États côtiers de l’Atlantique nord-est (UE, Norvège, Islande, Féroé, Royaume-Uni) sont encore en cours », a relevé l’Union européenne dans un communiqué. Les ministres de l’UE ont donc « convenu de limites provisoires pour les six premiers mois de 2026 », avec une baisse de 70% par rapport à l’année précédente. Cette chute est légèrement en deça de ce que recommandent les scientifiques (-77%).
Maquereaux pris au piège de la surpêche
Fuyant le réchauffement climatique, le maquereau de l’Atlantique a migré vers le Nord pour se retrouver pris au piège de la surpêche, dans un contexte de désaccords géopolitiques. Le niveau de sa population a chuté dans une zone de danger où sa reproduction n’est plus assurée.
Autre signal de la difficulté des négociations, pour la première fois en quarante ans, l’Irlande ne pourra pas bénéficier des « préférences de La Haye », un mécanisme qui lui attribue des quotas plus élevés pour certaines espèces. La France a réuni une minorité de blocage pour s’opposer à son application, avec Belgique, Pays-Bas, Pologne et Allemagne.
Pour les autres quotas, les Etats européens ont, par ailleurs, validé une augmentation des captures de langoustines dans le Golfe de Gascogne (+54 %, sauf dans la zone la plus au sud) et une baisse du lieu jaune…
Auteur: La Croix (avec AFP)

