Les discussions sur un accord concernant les minerais stratégiques ukrainiens « progressent », mais Volodymyr Zelensky refuse de céder au diktat de Donald Trump. « Je ne signerai pas quelque chose qui sera payé par dix générations d’Ukrainiens », a affirmé le 23 février le président ukrainien, lors d’une conférence de presse.
Depuis une quinzaine de jours, les États-Unis font pression sur Kiev pour obtenir un accord. Washington exige 50 % des revenus générés par les ressources naturelles ukrainiennes — terres rares, métaux critiques, hydrocarbures — en remboursement du soutien accordé depuis trois ans, avec l’invasion russe.
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Parallèlement, l’administration étasunienne a commencé à discuter avec la Russie sans convier l’Ukraine. Reprenant le narratif du Kremlin, Donald Trump a même réclamé de nouvelles élections en Ukraine, remettant en cause la légitimité de Volodymyr Zelensky. Selon l’agence de presse Reuters, l’administration étasunienne aurait menacé de couper l’accès de l’Ukraine à Starlink, opérateur d’internet par satellites d’Elon Musk, pour le forcer à négocier. L’infrastructure est vitale pour les communications militaires du pays.
Pas de contrepartie sécuritaire
L’initiative d’ouvrir l’accès au sous-sol de son pays, particulièrement riche en titane, lithium et graphite, vient de Volodymyr Zelensky lui-même. Conscient de l’intérêt stratégique de ses ressources cruciales pour les secteurs de la défense, mais aussi de l’énergie et de l’électronique, il proposait dans son plan de paix dévoilé à l’automne dernier d’échanger avec ses partenaires occidentaux l’exploitation de ces richesses contre des garanties de sécurité. Objectif : assurer une protection durable de l’Ukraine face à la Russie.
« Les infrastructures minières nécessitent des…
Auteur: Estelle Levresse

