Il est surprenant et révoltant à la fois de constater l’obstination avec laquelle le groupe dirigeant ukrainien, créé à la table des négociations, encouragé et dirigé par l’OTAN et les États-Unis, refuse de reconnaître l’échec de ses contre-offensives vantées et incite le peuple ukrainien à résister jusqu’au bout, comme si l’ennemi se trouvait aux portes de Kiev.
Il ne s’agit pas de conquérir Kiev, perspective jamais envisagée par Poutine et l’état-major russe, mais de négocier en jetant les bases d’une paix juste qui évite de nouvelles souffrances inutiles aux belligérants, et surtout au peuple ukrainien. Dans cette perspective, l’épuisement de la chair à canon à jeter dans la balance du massacre est décisif, tandis que le nombre de transfuges et d’objecteurs de conscience augmente, surtout du côté ukrainien de l’abattoir. À moins donc que la folie belliciste de l’OTAN n’aille jusqu’à l’envoi massif de troupes de combat, en plus de celles déjà sur le terrain déguisées en mercenaires, la fin de la guerre apparaît comme la seule option viable.
Il semble d’ailleurs d’entendre que les mêmes états-majors politiques et militaires de l’Alliance occidentale – et donc des États-Unis en particulier – sont traversés par un débat intense sur la question, comme en témoignent les sorties, loin d’être occasionnelles, de certains de ses principaux représentants. Biden lui-même, qui s’apprête à relever un défi très difficile avec Trump ou un autre candidat républicain, devrait savoir qu’arriver aux élections présidentielles américaines d’octobre 2024 avec la guerre en cours et une situation vraisemblablement pire que la situation actuelle pour Kiev et l’OTAN, pourrait s’avérer fatal pour les maigres chances de succès qui lui restent.
Dans un cadre qui reste marqué par le nullisme décourageant des gouvernements européens, qui continuent à raviver la guerre par l’envoi d’armes…
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Auteur: Fabio MARCELLI

