En France, la résistance ukrainienne à l’invasion russe est souvent appréhendée de manière (géo)politicienne. Faut-il armer Kiev et se faire suppôts l’impérialisme de l’OTAN ou bien laisser les ukrainiens se dépatouiller avec un Poutine qui tente maladroitement de ramener la paix et la prospérité dans la région ? Par-delà toute caricature, la guerre est traversée de contradictions qui apparaissent inextricables, autant à l’échelle de ceux qui nous gouvernent qu’à celles de ceux qui s’y engagent sur place (ou derrière leur écran). Dans ce texte, Maria Bikbulatova, philosophe anarcho-communiste russe, revient sur les appels à la paix repris par La France Insoumise et propose des les inscrire dans la lutte en cours tant sur le front Ukrainien que dans les petites poches de subversion qui persistent en Russie. Partir du réel donc, plutôt que du ciel spéculatif des géopoliticiens de comptoir (ou de l’assemblée).
Le 5 octobre 2025, un congrès anti-guerre (International Meeting against the War / Contre la Guerre) s’est tenu à Paris, organisé par La France Insoumise (LFI), lePOI, la Stop the War Coalition, Codepink et d’autres. Des représentantes de l’organisation « Union des gauches postsoviétiques » (PSL) et de la coalition « Paix par le bas », créée sur la plateforme du PSL, y ont également pris la parole. Ils ont appelé à la solidarité avec les déserteurs d’Ukraine et de Russie, tout en critiquant les livraisons d’armes à l’Ukraine. Ces interventions ont suscité de vifs débats parmi les militantes de sensibilité de gauche et anarchiste.
Peu après, l’activiste et poétesse Galyna Rymbu, vivant en Ukraine, a publié un article et une lettre ouverte dans lesquelles elle critique les positions des figures publiques du PSL et de « Paix par le bas ». Elle y souligne le caractère problématique de la promotion de ces positions en collaboration avec des militantes issus des…
Auteur: dev

