Périgueux (Dordogne), reportage
Lundi 1er juillet matin. Sur les quais de la gare Montparnasse à Paris, Alice et Nicolas embarquent avec leurs sacs à dos et leurs vélos pour plusieurs heures de train. Aucun d’eux n’est encarté dans un parti, mais face aux résultats des élections européennes, puis du premier tour des législatives, ils ont décidé de prêter main-forte à des militants du Nouveau Front populaire (NFP). « On a ressenti beaucoup de tristesse et de colère dimanche dernier. On se dit que si on ne milite pas, on ne pourra pas se regarder dans une glace si le Rassemblement national arrive au pouvoir », expliquent-ils.
Les deux trentenaires se sont inscrits sur le formulaire des « convois de la victoire », une répartition nationale de citoyens volontaires pour tracter, distribuer des programmes dans les boites aux lettres… En bref, renforcer les rangs des militants encartés à gauche. Inédite, l’initiative comptabilisait plus de 1 000 inscriptions, au début de cette semaine de l’entre-deux-tours. Près de 500 renforts ont déjà été déployés dans 38 circonscriptions gagnables, grâce aux 40 000 euros récoltés sur une cagnotte publique.
Billets de train, logements, dispersion des volontaires…
Bien loin de leur commune de Malakoff, où le candidat de l’union de la gauche a été élu dès le premier tour, Alice et Nicolas filent à grande vitesse vers Périgueux, en Dordogne. Un duel décisif entre le Rassemblement national (RN) et le NFP se joue dans le département de Nouvelle-Aquitaine, puisque les candidats d’Ensemble — l’ex-majorité présidentielle — arrivés en troisième position se sont tous désistés.
Rencontre entre militants locaux et nouveaux venus parisiens à la permanence de Pascale Martin. © NnoMan Cadoret / Reporterre
Arrivés à la gare, le couple est accueilli par un militant parisien, Paul-Louis, ancien assistant parlementaire d’un député La France insoumise (LFI) et…
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Auteur: Claude Morizur

