Chères lectrices, chers lecteurs,
Nous venons d’apprendre que lundimatin était ruiné, nous avons donc urgemment besoin de vous.
Makassar, l’entreprise en charge de la distribution des livres que nous publions, est en train de faire faillite. Ce que cela signifie pratiquement et financièrement pour nous, c’est que la totalité des ventes des livres que nous avons édités, imprimés et publiés ces deux dernières années, ne nous sera jamais restituée. On ne parle pas d’un manque à gagner mais d’une perte sèche et massive que nous ne sommes pas encore en mesure de chiffrer précisément car s’y ajoutent de nombreux frais connexes mais on parle d’au moins 50 000 euros évaporés dans la nature. Donc deux ans et demi de travail, des dizaines de milliers d’euros de frais d’impression, tout cela est parti en fumée, ou plutôt en faillite. Nous sommes des dizaines d’éditeurs indépendants dans cette situation plus que critique, un site récapitule tous les appels à soutien ici : https://www.sauvonslesindes.fr/
D’une faillite à l’autre
Au regard de nos très nombreuses activités, officielles ou plus discrètes, ce crash dans la vente de livres pourrait sembler marginal, il nous met pourtant dans une situation financière intenable. Lundimatin a toujours été intégralement indépendant, sans publicité, sans subvention et sans abonnement. Tout ce que nous produisons est accessible sans condition à toutes et tous grâce aux dons que nous récoltons mensuellement ou ponctuellement lors d’appels à soutien. Avoir tenu presque douze ans sur ce modèle relève de l’exploit et d’un usage de la débrouille qui pourrait relever de l’œuvre d’art. Mais cela implique une grande précarité économique, de très nombreuses limites et, nous le constatons aujourd’hui, une grande fragilité.
Tout a failli…
Si notre faillite n’était qu’économique, tout cela…
Auteur: dev

