Les États membres de l’Union africaine (UA) éliront un nouveau président de la Commission de l’UA en février 2025.
La Commission a été conçue à l’origine comme le secrétariat de l’UA. Au fil des ans, elle est devenue la force motrice du projet panafricain.
Les postes de président et de vice-président de la Commission de l’UA, ainsi que la plupart des six commissaires de l’UA, sont élus au scrutin secret. La présidence est assurée à tour de rôle par les cinq régions africaines. Ce sera le tour de l’Afrique de l’Est. Il y a quatre candidats, tous des hommes. L’Afrique du Nord présentera des candidats pour le poste de vice-président.
Selon les statuts de l’Union africaine (2002), le président de la Commission de l’UA est le chef de l’exécutif de l’UA, son représentant légal et son comptable.
Les tâches du président sont complexes. Elles se concentrent essentiellement sur la coordination et l’harmonisation des politiques entre l’UA, les États membres et les huit communautés économiques régionales officiellement reconnues. Le mandat est de quatre ans, renouvelable une fois.
En tant qu’observateur de longue date de l’Union africaine – entre autres, en tant qu’éditeur du Yearbook on the African Union (en libre accès chez Brill Academic Publishers) – j’ai identifié six domaines dans lesquels la fonction de coordination et d’harmonisation du futur président sera essentielle.
Ces domaines sont les suivants :
-
le renouvellement de l’engagement des Etats membres envers les valeurs communes de l’UA
-
la finalisation la politique de répartition des tâches entre l’UA et les communautés économiques régionales
-
l’augmentation du nombre de positions africaines communes sur les principaux défis mondiaux
-
l’adoption d’une approche systématique des partenariats stratégiques de l’UA avec les acteurs multilatéraux et bilatéraux
-
l’achèvement du processus de réforme financière et institutionnelle de…
Auteur: Ulf Engel, Professor, Institute of African Studies, University of Leipzig

