«Révolution, révolution !» : le hall du bâtiment Censive, au cœur de l’université de Nantes, n’avait peut-être jamais résonné aussi fort. C’est un mouvement étudiant d’une ampleur et d’une rapidité inédite qui est en train de surgir. Jeudi 7 octobre à midi, une Assemblée Générale historique par sa taille a eu lieu à la fac de Nantes : 2000 personnes se sont entassées dans ce bâtiment bondé, peinant à contenir tout le monde.
Cela fait des décennies que la fac de Nantes n’avait plus connu pareille agitation politique, ce qui témoigne de l’immense soutien des étudiant·es à la mobilisation lycéenne. Et de la lame de fond qui est en train de se lever. Il y avait tellement d’affluence que l’Assemblée ne s’est pas vraiment tenue, tant les clameurs et l’agitation étaient fortes.
Mais une décision a été prise dans l’approbation générale : l’occupation du bâtiment Censive où se tenait l’AG, dans un souci d’élargissement du mouvement et d’installation de celui-ci dans la durée. Une occupation qui a débuté sur le champ.
Les étudiant·es mobilisé·es appellent tous ceux et celles qui le souhaitent à venir les soutenir. Sont bienvenues les forces vives pour participer aux activités et dissuader la police d’intervenir, mais aussi tout le matériel nécessaire pour vivre sur place et tenir les barricades : nourriture, affaires de couchage, affaires d’hygiène, matériel médical, matériel de création artistique, matériel de protection… Tout est bienvenu pour faire vivre le nouvel espace de lutte que la jeunesse nantaise a ouvert depuis hier.
Autre témoignage de la puissance du mouvement : pour la première fois de son histoire, l’école d’ingénieurs Centrale Nantes est bloquée, mais aussi l’IUT du centre-ville, ce qui n’était pas arrivé depuis au moins 20 ans.
- À la fac de Nantes, des Assemblées Générales sont prévues tous les jours à midi et à…
Auteur: B
