Avec le 8 mars dernier, le mouvement féministe vient de faire une démonstration dans la lutte contre l’extrême droite dont l’ensemble du mouvement social devrait prendre la mesure. De par la conjoncture même, cette date est apparue comme une forme de riposte au retour de Trump au pouvoir et à ses mesures violemment anti-trans, contre les femmes, et contre toute forme de lutte contre les discriminations. C’est en partie ce qui explique le succès de la manifestation, avec 120 000 personnes à Paris et 250 000 sur toute la France.
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En outre, le mouvement féministe a réussi à repousser l’extrême droite dans la rue, qui depuis plusieurs années essaye d’augmenter la confusion en revendiquant l’étiquette de « féministe », pour mieux défendre ses positions identitaires, racistes, et réactionnaires. Il lui a ainsi été empêché de manifester, à la fois par la mobilisation des féministes elles-mêmes, et par un travail coordonné avec l’ensemble du mouvement social (syndicats et collectifs antifascistes notamment).
Toute riposte d’ampleur contre l’extrême droite (…) ne pourra venir que du mouvement social dans son entièreté.
Cela doit nous pousser à tirer les bilans de ce qui fonctionne dans la lutte contre l’extrême droite : une date fédératrice, un travail unitaire, qui mette au centre les premier·es touché·es par l’extrême droite. À ce titre, l’idée de LFI d’appeler pour le 22 mars à une large mobilisation contre le racisme et l’extrême droite est juste, bien qu’elle aurait pu être davantage coordonnée avec le mouvement antiraciste, et en particulier avec la Marche des solidarités, qui organise chaque année…
Auteur: Aurore Koechlin

